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A trop planifier, aménager, réguler nos villes, est-ce qu’on ne court-circuite pas peu à peu nos capacités créatrices ? On n’a plus l’espace, plus le temps, plus la liberté pour entreprendre, créer, innover, plus l’envie de s’engager et de s’investir… On se détache, émotionnellement comme physiquement, de ces espaces urbains que l’on arpente pourtant au quotidien, on les traverse simplement, ils deviennent des lieux “d’utilité” et non plus des espaces de vie et de cohésion sociale.
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Aujourd’hui on a été super inspirés par une phrase lue dans le bouquin “Les saprophytes, urbanisme vivant – entretien avec Amandine Dhée” qui dit :
“cette démarche informelle, organique, c’est la manière la plus naturelle d’occuper un territoire. Ca se fait au fur et à mesure, avec plein de petits moyens et de petites actions. Un ordre sans pouvoir.”
Évidemment, on fait tout de suite le lien avec les quartiers spontanés de Saint-Laurent du Maroni, même si ce n’est pas du tout à ça que fait référence cette phrase, et on a eu envie de vous montrer quelques exemples de créativité made in saint laurent : de l’inventivité, de la débrouille, du détournement de récup, des aménagements parce qu’on en a vraiment besoin ou juste parce qu’on a envie de s’approprier un espace, ou un truc qui traîne dans le jardin et paf une idée qui germe… et de la patience probablement !
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Au final, est-ce que ce n’est pas dans ces espaces informels que s’illustre le plus la créativité des habitants ? Est-ce que c’est uniquement par nécessité, ou est-ce que c’est parce que la place pour entreprendre est là, encore loin des règlements d’urbanisme, des permis de construire et autres autorisations ?
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