Aujourd’hui, nous avons clôturé un cycle d’ateliers avec des élèves du collège Paul Jean Louis et du lycée Lumina Sophie. En tout, cela nous a demandé 14 heures d’intervention dans ces deux établissements, du 23 novembre au 15 décembre. Nous venons ici faire un petit bilan de ces ateliers !

Prospective urbaine et participation habitante, les deux vont de paire !

En novembre, le Maroni Lab a entamé un diagnostic territorial de l’avenue Paul Castaing à Saint-Laurent du Maroni. Le but : s’interroger sur la mobilité et le partage de l’espace entre les différents usagers de l’avenue.

Puisque nous mêlons prospective urbaine et participation habitante dans notre travail, c’est tout naturellement que nous avons souhaité réaliser des diagnostics en marchant avec les scolaires, qui représentent une forte proportion des usagers du secteur (plus de 2500 élèves et 250 membres du personnel sur les seuls collèges et lycées). En effet, de par leur nombre, ils contribuent à modeler le secteur en impactant les autres usagers (embouteillages aux heures de début et fin des cours, grosse proportion de piétons et vélos à certaines heures) et en générant des activités qui leur sont destinées (restauration par exemple).

Nous avons donc lancé une série d’ateliers de diagnostic en marchant avec des élèves de 3ème et 4ème / 3ème Ulis du collège Paul Jean Louis, et une classe de 2nd du lycée Lumina Sophie.

Le diagnostic en marchant a porté sur l’avenue Paul Castaing, qui dessert ces deux établissements mais aussi d’autres écoles et équipements : Quels sont les enjeux rencontrés par les élèves pour leurs déplacements quotidiens, et quels sont les lieux sur cette avenue qu’ils investissent durant leurs temps de pause ?

Pour ces deux classes, l’atelier se déroulaient en quatre sessions :

  • lors de la première session, nous avons pu présenter l’association et l’intérêt de réaliser un diagnostic territorial sur l’avenue Paul Castaing. Nous avons expliqué aux élèves pourquoi nous avons besoin d’eux pour cela et ce en quoi consiste un diagnostic en marchant.
  • Lors de la deuxième session, nous sommes sortis sur le terrain pour réaliser le diagnostic en marchant. Les élèves étaient répartis en quatre groupes, chacun ayant une thématique : les piétons, les vélos, les bus scolaires & taxicos et enfin les lieux de convivialité. Chaque groupe a noté ses observations et réflexions dans une grille prévue à cet effet tout au long de la promenade.
  • La troisième session nous a permis de faire des propositions sur la base des observations de la semaine précédente.
  • Enfin, les élèves ont pu rencontrer des professionnels de l’urbanisme afin de mieux connaître ces professions et confronter leurs propositions aux réalités du métier.

 

Le bilan

Ce travail a permis aux jeunes de prendre conscience de leur environnement, des problèmes rencontrés dans leurs déplacements quotidiens, mais aussi des atouts dont bénéficie cette avenue. Ils ont réalisé que les différents usagers se partagent un espace, et que construire des pistes cyclables, des trottoirs ou des places de stationnement pour les taxicos pouvait faciliter les déplacements de chacun, et pas seulement les principaux concernés par ces aménagements. Ensemble, nous avons formulé des propositions d’aménagement qui ont été traduites en schémas que vous pouvez retrouver dans cet article.

Le bilan pour le Maroni Lab est positif : chacune des deux classes a joué le jeu et saisi les enjeux des ateliers, que nous clôturons avec des informations de première main qui nous permettront d’alimenter notre propre diagnostic territorial de l’avenue !

Rendus des travaux des élèves de 3ème8 et 4ème / 3ème Ulis du collège Paul Jean Louis

Rendus des travaux des élèves des 2nd1 du lycée Lumina Sophie

Merci à Madame Dobros et Madame Mathieu d’avoir accepté le projet, merci à Messieurs Glory, Queguiner et Richard d’être intervenus en tant que professionnels, et merci aux élèves !

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